Première étape de mon lâcher-prise : s'octroyer trois jours de weekend !

Mis à jour : juin 26


Vous avez déjà pensé à commencer la semaine par le mardi ? Cela voudrait dire que l’on ne travaille pas le lundi ? 

Mais…


Je vais vous parler dans cet article de mon expérience et de pourquoi je suis en train de changer ce mode de vie, et surtout ce rythme que l’on nous impose !


Depuis très longtemps (la nuit des temps), le monde est régi de manière à commencer la semaine le lundi et la terminer le dimanche. Pourquoi ? Parce qu’un monsieur dont tout le monde connaît le nom en a décidé ainsi. Même si depuis petite ma vie est construit autour de cette organisation millénaire, aujourd’hui ce rythme ne correspond plus à mes besoins. 


Un jour, lors d’une de mes séances chez la psychologue, j’ai évoqué le fait que le dimanche soir j’étais souvent stressée, inquiète, sous pression. Je me doutais que je souffrais de ce que l’on appelle familièrement la déprime du dimanche soir. Ma psychologue à cette époque m’avait expliqué qu’elle ressentait également ce sentiment la veille d’une nouvelle semaine, et ainsi elle avait décidé de ralentir le rythme le lundi pour ne pas se mettre la pression. Cela ne voulait pas forcément dire qu’elle ne travaillait pas le lundi, mais qu’elle ne le considérait pas aussi important que la majorité de la population. 


Le lundi un symbole de commencement


Lundi, début de semaine. On reprend tout à zéro. On recommence encore et toujours jusqu’au vendredi soir et ceux pour encore des années et des années. C’est aussi pour beaucoup le jour le plus détesté de la semaine car c’est la fin du weekend et la reprise du travail ou de l’école. 

Même si je n’ai pas le même rythme que tout le monde car je travaille de chez moi et aux heures que je détermine, j’ai encore ce sentiment le dimanche soir. Mon conjoint travaille lui encore du lundi au vendredi. Le dimanche est donc souvent la journée où l’on se prépare à la reprise. Je suis malheureusement influencée et impactée. 


Trois jours en weekend, un changement de perception : apprendre à lâcher prise 


Depuis quelques semaines j’ai décidé de ne plus considérer le lundi comme mon jour de début de semaine. Cela me permet de prendre le temps de me remettre des weekends en famille ou entre amis et de reprendre mon rythme. Mon lundi me permet alors de réorganiser la maison quand je n’ai pas eu le temps de le faire le dimanche et de planifier ma semaine. Je refais le point sur pas mal de choses pour “commencer” le mardi plus sereinement. 


Il est vrai qu’au début ça n’a pas été évident de débuter la semaine sans être stressée comme tout le monde autour de moi, sans être sur le qui-vive et à l'affût de la moindre petite tâche à effectuer. Je me suis rendu compte à quel point ma relation avec le lundi était malsaine et intenable à long terme.  


Je travaille sur le lâcher-prise depuis mes débuts en tant que coach. C’est un exercice qui est évident pour personne, et j’ai envie de dire qu’il l’est encore moins pour le coach. Ne dit-on pas “C’est toujours le cordonnier le plus mal chaussé” ? Reine du contrôle et de l’organisation dans ma vie et dans mon travail, je suis arrivée à un stade où je ne peux plus continuer comme ça. J’ai su que je commençais à jouer avec les limites quand j’ai commencé à régenter mon compagnon et ses journées. C’était fatigant pour moi parce qu'il n’a pas du tout la même perception des choses et ne faisait donc jamais ce qu’il fallait selon moi. Ce qui devait arriver un jour arriva : “on a discuté comme deux adultes responsables”. Bref. Suite à cet épisode j’ai compris qu’il fallait peut-être changer ma perception de l’organisation, et commencer à l’adapter à la vie que je voulais et non plus à la vie que j’avais avant. 


Changer mon regard sur le lundi est pour moi la première étape de ce changement. J’en ai ressorti beaucoup de bienfaits. Je suis moins stressée le dimanche soir, donc plus sereine le lundi matin. Je me donne quelques tâches simples et faisables à faire dans la journée (Objectifs SMART). Surtout rien d’insurmontable où de trop exigent ! Si j’arrive à en faire plus c’est bonus. 


Les changements qui vont suivre


Quand le regard que je porte sur le premier jour de la semaine aura changé et que ce changement sera accepté, je continuerai le travail de lâcher-prise. La prochaine étape ce sera l'organisation même de mes journées. Une maison, un bébé, un chien et un travail qui prend de l’ampleur un peu plus chaque jour, j’avoue avoir du mal à terminer mes journées dans la bonne humeur et totalement détendue.


En tant que coach à mon compte, j’essaie de passer au 100% distancielle. C’est donc à moi d’agencer mon emploi du temps comme je le veux. Cependant, je vais vous faire une confidence : j’ai encore du mal à me détacher du fait que je peux ne travailler qu’une heure et demie et avoir fait l'ensemble de ce que je voulais faire. Cela m’est arrivé quelques fois et à chaque fois le même constat : j’ai plus avancé en quelques heures qu’en trois jours “en travaillant” de 8h à 17h. Avant de mettre en place quoi que ce soit je veux encore un peu étudier et comprendre pourquoi je fonctionne de la sorte. 


Je suis également à la recherche d’une organisation pour mes journées ou demi-journées, et ce en fonction de mes projets ou de mes tâches. C’est quelque chose que j’envisage un peu à reculons car j'aimerai ne plus m’imposer telle ou telle tâche mais plutôt travailler au feeling. C’est encore une vision abstraite du travail pour moi mais j’aimerai vraiment y arriver pour être plus productive et moins sous pression. 


Comment transposer ce weekend de trois jours quand on est salarié ? 


Pour beaucoup de salariés, la semaine de travail ressemble à la semaine de tout le monde : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, weekend. Alors comment peut-on profiter de son lundi alors que l’on est au bureau ? 


Il faut comprendre que quand je parle de s’octroyer un weekend de trois jours ça se passe dans la tête. En effet pour ceux qui me connaissent bien, mes weekends sont loins d’être “je me laisse vivre”. Je les considère plutôt comme quelques jours où l’on peut relâcher un peu la pression mais pas non plus être amorphe.


Précédemment salariée en CDI à temps complet, je commençais déjà à avoir cette envie de ne pas rentrer dans le moule du lundi = badmood. Alors je prenais le temps le dimanche soir de profiter un peu plus de ma soirée, sans stress, sans pression. Le lundi est devenu pour un temps mon jour “brouillon” où je me mettais à jour dans mon travail en faisant un point sur la semaine précédente pour mieux appréhender la prochaine. Ici tout est une question d’état d’esprit et d’ouverture. 

Le chemin est encore long de mon côté. Il y a des semaines qui sont plus faciles à gérer que d’autres mais je ne lâche rien ! Cette expérience me permet de créer des outils et des méthodes pour vous accompagner au mieux et répondre à vos attentes. 

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