Travailler sur le bien-être en Centre de Loisirs

Une expérience de plus dans mon parcours dont je vais avoir plaisir à vous raconter dans cet article ! Comme beaucoup le savent, je suis intervenue en juillet en Centre de Loisirs pour travailler sur la problématique du bien-être avec notre jeune génération.



Je vous propose de vous expliquer plus en détails ce que j’ai pu mettre en place, les difficultés que j’ai pu rencontrer, et les enseignements que j’ai pu en tirer. Si vous souhaitez plus d’informations sur le pourquoi du comment je suis intervenue dans ce type de structure, je vous invite à vous rendre sur mes réseaux sociaux où j’ai pu y consacrer quelques posts.


Les activités “bien-être” proposés aux plus jeunes


Pas évident de parler à des adultes de ce sujet, alors essayez de vous imaginer à des enfants ! Afin de m’adapter au mieux à la nouvelle organisation d’accueil du Centre dû à la pandémie, j’ai décidé de couper mes interventions en deux, afin que si jamais je me retrouve avec le même groupe deux fois, ils aient des activités variées.

  • La première semaine d’intervention

Principalement contacter pour travailler sur l’impact émotionnel du COVID-19 sur les enfants, il était évident pour moi de revenir sur les mots entendus ou vus dans les informations, expliquer par les parents, ou échanger avec les camarades. Je souhaitais tout d’abord faire cet exercice sous forme de mots à piocher, mais aux vues des mesures sanitaires que nous devions prendre, j’ai décidé de changer mon fusil d’épaule et de créer un diaporama imagé et le plus ludique possible.

Enjeux : Le but de cet exercice n’était pas d’informer les élèves sur le COVID-19 mais de les faire parler sur leur ressenti, les émotions qu’ils ont pu ressentir durant le confinement, etc.


Afin de travailler en profondeur leur connexion à eux-mêmes, et leur niveau de compréhension de leurs émotions nous avons travaillé sur un exercice d’ancrage et de visualisation positive. Pour compléter ce travail personnel, je leur ai proposé un temps d'échange avec les autres pour partager les ressentis suite à cette séance de relaxation.

Enjeux : Leur apprendre à se reconnecter au moment présent et à aller chercher en eux les ressources nécessaires pour travailler sur leur bien-être.


Dernier point de mon intervention, je leur ai partagé un petit “truc” utile et tout simple à mettre en place lors de situations émotionnellement fortes comme la colère, la tristesse, la peur, l'angoisse, etc. Pour ce faire je leur ai montré l’utilité du “Point Karaté” utilisé dans la pratique des EFT (Techniques de Libération Emotionnelle).

Enjeux : Leur permettre de repartir de cette intervention avec un outil simple et efficace, pouvant être utilisé facilement et discrètement. Si par exemple en classe, un enfant doit passer devant tout le monde pour un exposé. Ce dernier n’est pas très à l’aise avec la prise de parole en public. C’est quelque chose qui lui crée du stress, il peut facilement stimuler ce point karaté sous son bureau si il ne veut pas être vu des autres.

  • La deuxième semaine d’intervention

Suite aux retours des enfants ainsi que des animateurs sur la première semaine, j’ai réadapté deux trois points afin de cerner au mieux les besoins des enfants et de m’approprier leurs univers. Nous avons également mis de côté l’aspect COVID-19 suite aux réactions désintéressées des plus jeunes.


En cette deuxième semaine je voulais vraiment mettre l’accent sur le “bien-être”, la motivation, le positif, la sécurité, la liberté. Autant de mots qui m’ont inspiré l’idée de la Valise de Motivation dont je vous ai parlé dans un post sur les réseaux sociaux.

Enjeux : Faire communiquer par le moyen du dessin les enfants sur ce qu’ils aiment faire, les petites choses qui leur procurent du bonheur, ce dont ils sont fiers, ce qu’ils aimeraient faire plus tard.



Une présentation pour ceux qui le voulaient devant les camarades a permis de compléter ce travail d’introspection. De jolies choses en sont sorties. Étonnantes parfois. Le bonheur de travailler avec des enfants !


J’ai terminé ces interventions de deuxièmes semaines par le même exercice d’ancrage et de visualisation positive. Nous avons comme lors de la première semaine pris le temps de faire un retour avec les autres.


Quelques difficultés


Pas évident de s’adresser à des enfants et de les faire travailler sur eux et sur une problématique aussi personnelle. Ayant l'habitude de m’adresser uniquement à des adultes, je me suis vite rendu compte que je n’avais pas du tout les codes pour m’adresser à un aussi jeune public. J’ai très vite compris également que mes supports d’intervention n’étaient pas non plus adaptés, notamment la première semaine.


Il faut également savoir que les enfants à cet âge-là sont de véritables piles électriques et que les temps calmes sont un peu compliqués à mettre en place…


Mon bilan et retour sur expérience


Cette expérience a été hyper formatrice et si elle était à refaire, j’y retournerai sans aucun doute. Je demanderai à pouvoir travailler en binôme avec un animateur ou directeur de centre pour pouvoir adapter mes activités au jeune public, de manière plus ludique et interactive.


Je garde l’idée de la Valise de motivation qui a été une belle réussite et dans laquelle on peut y mettre et donc créer beaucoup de choses.


J’en retire beaucoup de positif. Un super échange avec les enfants, et le ressenti d’être à ma place devant eux. Cela conforte toujours mon choix de faire ce métier. Cette petite parenthèse a été des plus agréables. Un souffle d'insouciance et de légèreté qui m’a permis de m’amuser tout en travaillant !

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