Un an. Il est temps de faire le bilan.



J’aimerais revenir dans ce billet sur ma première année en tant que coach professionnel à mon compte. Pas encore certifiée je me suis lancée dans une aventure professionnelle totalement inconnue pour moi. Cela fait aujourd’hui un an. Je veux me montrer ici honnête, humaine et bienveillante.


Cette décision n’est pas toujours évidente à prendre car beaucoup de questions se posent alors. Je ne vais pas vous en faire une liste car vous retrouverez tout ça sur des forums dédiés. Mais cela n'empêche que ces interrogations sont bien là. Je me suis lancée sans être trop consciente de l’engagement que je venais de prendre envers moi-même. MAIS WOW JE SERAI MON PROPRE PATRON !


Cette étape d’euphorie étant passée, on peut enfin se mettre dans la paperasse et la joie de remplir des formulaires, de scanner, imprimer, télécharger, la peur au ventre de cocher une mauvaise case puis de valider sans pouvoir faire machine arrière.


Aujourd’hui j’ai un an d’auto-entreprenariat, j’en suis où ?


Quelle bouffée d’air que de pouvoir faire le métier que l’on aime. Mais on suffoque quand ce n’est pas le cas. Pour ma part cette année a été une année en dents de scie. Un jour ça va, je veux conquérir le monde et je suis la meilleure. Un autre jour je m'effondre, persuadée de ne jamais y arriver avec l’envie de tout arrêter.


Car oui la frustration est là. J’ai eu l’impression cette année de dépenser une énergie folle pour réussir. J’ai eu l’impression de tout mettre en place pour que cela fonctionne. Mais pourquoi ce n’est pas le cas ?


Il est vrai que je vois toujours les points négatifs, alors reprenons un peu :


  • J’ai eu un certain nombre de clients.

  • J’ai pu travailler sur de la transition de vie, de l’accompagnement pédagogique, de l’organisation et de l’accompagnement de projet.

  • J’ai fait mes premiers ateliers avec plus ou moins de participants.

  • J’ai appris de nouvelles choses et continue toujours d’apprendre.

  • J’ai fait des séances au cabinet, à domicile et à distance.

  • Tous mes coachés et participants m’ont fait des retours positifs sur notre travail.

  • J’ai eu des remerciements.

  • J’ai eu une évolution de CA.

  • J’accompagne des gens inspirés et motivés.

  • J’ai appris que je devais toujours avoir une boîte de mouchoirs avec moi.

  • J’ai réussi à maintenir la posture de coach que je souhaitais.

  • J’ai eu deux articles dans le journal.

  • J’ai appris à faire confiance à mes compétences et mon expérience.

  • J’ai été sollicitée pour animer une conférence.

  • J’ai assuré de nombreux rendez-vous professionnels.

  • J’ai toujours pris plaisir à faire mon métier !

En fait… Pour une première année je devrais être contente ! Mais j’ai encore du mal. J’ai ce besoin de viser toujours plus haut. C’est pour ça qu’écrire cet article est un peu une thérapie. Je n’avais pas conscience de tout ce que j’avais accomplie cette année. Écrire cette liste m’a fait du bien, et je dois le dire me rend fière de moi !


Mes erreurs


J’en ai fait des erreurs pendant cette année. Rien de grave, mais suffisamment pour me remettre en question. Justement, parlons-en de cette remise en question perpétuelle ! Jamais je n’ai passé un jour sans me dire “Mmmmmh est-ce que ce que je fais est bien ?”. J’essaie toujours de chercher la petite bête ou de trouver un moyen de faire mieux. Le fait de me concentrer sur ce que je peux améliorer me prend la tête. Je ne me concentre pas du tout sur ce qui était déjà établi et qui fonctionne très bien.


J’ai également trop laissé ce fameux “syndrome de l’imposteur” prendre le dessus. Mince ! Je suis coach certifiée. J’ai travaillé pour l’avoir. J’ai les connaissances, les méthodes et l’expérience pour assurer un accompagnement alors FONCE ! Mais non… Le petit doute que je peux avoir me fait me replonger dans des questionnements sans fin.


Mauvaise habitude qui me suit pour tout, je prends tout très très à coeur. Que ça me concerne ou non. Dans mes séances j’arrive à faire la part des choses et à me détacher des problématiques des coachés. Mais quand j’ai l’impression d’être dans l’échec, c’est quelque chose qui me tire vers le bas. Et quand j’ai touché terre, je creuse encore… Alors cette année je dis STOP !


Ce qui va changer !


Je vais tout d’abord essayer d’intégrer l’idée que je suis légitime de faire ce que je fais. C’est justement le manque de confiance en moi qui me fait douter et qui peut renvoyer cette image aux autres. (Oui les coachs aussi peuvent manquer de confiance en eux).


Je vais apprendre à me laisser du temps, à laisser du temps aux autres. Devenir patiente.


J’aimerais davantage m’impliquer dans la visibilité que je peux donner à mon métier. Sortir de ma zone de confort ou l’élargir un peu. Me positionner sur des salons relatifs au développement personnel. Montrer que ce métier est aujourd’hui un métier d’avenir, car particuliers et professionnels en ont de plus en plus besoin.


Ma certitude


Je suis sûre d’une chose : j’aime mon métier. C’est quelque chose qui m’anime, qui me fait vivre et qui me rend meilleure. J’ai plaisir à accompagner les personnes qui en ont besoin quels que soient leurs problématiques. Ce métier est avant tout une vocation. On ne le choisit pas parce que sur le papier ça fait bien mais parce que c’est déjà un peu en nous. Alors oui il y a des techniques et des méthodes. Oui il y a des choses à apprendre. On se forme d’ailleurs pour ça. Je sais aujourd’hui que ce métier c’est le mien. Il fait partie de ma vie, de moi. Et je ne compte pas le laisser tomber !


J'ai accompli beaucoup de choses en un an. J'ai fait ce que j'ai pu en me donnant toujours à 100%. Malgré les nombreux chamboulements qu'il y a eu dans ma vie personnelle, j'ai réussi à avancer et à faire évoluer mon métier. Pour cela je suis reconnaissante.
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